Septembre 2015 : Coup de chaud sur les glaciers

Chaque fois qu'elle se rend sur le glacier de Saint-Sorlin, dans le massif des Grandes-Rousses, Delphine Six est un peu plus bouleversée. Le paysage qu'elle observait il y a quelques années n'a plus grand chose à voir avec l'actuelle coulée de glace rognée par les rochers. "Ce qui me surprend, c'est que l'évolution est visible à l'oeil nu, alerte la chercheuse au laboratoire de glaciologie à l'université de Grenoble. A l'allure où vont les choses, ça me fait peur".
Les dernières prévisions alarmistes de la Nasa ne l'étonnent même plus. Une augmentation du niveau des océans d'un mètre est envisagée dans les 100 à 200 prochaines années. Un chiffre en partie justifié par la fonte des calottes glaciaires des pôles. Et les glaciologues ont dû s'adapter. Inquiet de voir leur objet d'étude disparaitre, certains ont demandé à l'ONU de soutenir des programmes de collecte d'échantillons de glace. A 4 250 m d'altitude dans les Alpes, autour de 6 000 m dans les Andes. Un forage de 100 m est donc prévu l'été prochain dans le Col du Dôme. L'objectif étant de ne pas perdre définitivement les archives climatiques renfermées par les glaces. "On arrive à reconstituer l'histoire du climat sur le dernier siècle. On travaille sur la chimie de l'air, les grands cycles du carbone, de la poussière par exemple. Si ça fond, on perd ces informations...

 

Après un été caniculaire sur les Alpes, nous vous proposons de visualiser l'évolution du Glacier de la Grande Motte, à Tignes, entre l'été 2014 et l'été 2015

La comparaison entre les 2 images, est spectaculaire mais il convient de rappeler que l'été 2014 avait été un des plus pluvieux et frais jamais enregistré (souvenez-vous, il neigeait en juillet)  alors que le millésime 2015 bat tous les records de température à la hausse, avec des périodes prolongées de fortes chaleurs.

25 août 2015

24 août 2014



Juin 2015 : 30 ans de gardiennage pour Sylvie Richen au refuge de la Valette ! 

1985 - 2015 : On pousserait volontiers la chansonnette "Happy birthday" pour bien commencer cette saison estivale particulière ! Merci Sylvie de la part de toute l'équipe du Parc pour le travail accompli !
Le refuge c'est trois petits chalets posés sur la montagne, chaque bâtiment ayant une destination différente : la cuisine et la salle à manger, le logement des gardiens, guides, agents du Parc et 1 dortoir. 

Le refuge s'est un peu modernisé au fil du temps (téléphone, douche, panneaux solaires) mais il a su garder son caractère de refuge d'altitude avec son côté "rustique" et sa convivialité.

www.valette.refuges-vanoise.com


Juin 2015 : Le Refuge du Goûter sera ouvert cet été !

Le 13 mai dernier, la Préfecture de Haute-Savoie a émis un avis favorable à l'exploitation du bâtiment géré par la Fédération des clubs alpins français (FFCAM). Le 31 mars, la commission de sécurité avait donné un avis défavorable à son ouverture en 2015, "les conditions de sécurité requises n'étant à ce stade pas remplies par l'exploitant". La FFCAM a convaincu les autorités qu'elle pourrait assurer la présence permanente de 10% de guides au refuge exigée par le préfet. Depuis son ouverture en 2013, sa sécurisation faisait l'objet d'une convention entre la FFCAM et les compagnies des guides de Saint-Gervais et de Chamonix, en échange de places prioritaires. Le 24 février dernier, cet "arrangement" tombait pour éviter les sanctions de l'Autorité de la concurrence qui l'estimait contraire aux règles de la libre concurrence. Après un appel d'offres lancé le 13 avril et resté "infructueux", la FFCAM a signé un contrat avec 8 structures (compagnies des guides de Chamonix, et de Saint-Gervais, bureaux des guides de Sallanches, Megève et des Contamines, Association Internationale des guides du Mont-Blanc, sociétés Chamonix expérience et Challenger) chargées d'assurer la sécurisation du Goûter contre rémunération. Le guide Yannick Vallençant, qui avait saisi l'Autorité de la concurrence, estime que la directive du préfet pour la sécurisation du refuge "est aussi inadaptée qu'inapplicable et dangereuse pour les guides". Georges Elzière, président de la FFCAM, remarque que le Goûter "est le seul refuge en Europe pour lequel un tel dispositif est prévu"...
Bref, c'est bien la France et les Français...

www.refugedugouter.ffcam.fr


Juin 2015 : Une panoramique du Mont Blanc en XXL !

La nouvelle plus grande photo du monde : un panoramique du mont Blanc !

Quand le toit de l’Europe se fait tirer le portrait, ça ne plaisante pas. Si le joyau des Alpes franco-italiennes et ses 4 810 m font déjà rêver bon nombre d’alpinistes, voilà que ce panorama XXL, aux dimensions plus que spectaculaires (365 gigapixels pour un collage de 70 000 photos qui mises bout à bout et imprimées en haute résolution, représentent la superficie d’un terrain de foot) place une nouvelle fois le massif du Mont-Blanc dans la cour des grands. On y jette un œil ?

Le mont Blanc comme vous ne l’avez jamais vu

Jusqu'à la semaine dernière, le panorama de 320 gigapixels de Londres réalisé en 2013 était encore la plus grande photo du monde. Le record est tombé ce week-end, entraînant avec lui une… montagne d’articles  sur tout le Vieux Continent.  À notre tour, on ne résiste pas au plaisir de partager quelques chiffres de « In2White », ce projet un peu fou,  porté par le photographe turinois Filippo Blengini et sa consœur Alessandra Bacchilega, afin de rendre un hommage photographique au massif du Mont-Blanc.

Il aura fallu installer un trépied motorisé, un Reflex Canon EOS 70D et son téléobjectif 400 mm depuis le Gros Rognon pour avoir, deux semaines de prises de vue plus tard, 70 000 images en haute-définition (soit 365 gigapixels) du massif. Pour autant, l’affaire n’était pas encore dans le sac ! Il faudra deux mois de travail supplémentaire en post-production sur Photoshop© pour agencer ce panoramique géant, totalement inédit.


Le détail des voies depuis votre canapé

Mais au-delà de ces chiffres incroyables et du record, c’est surtout les nouvelles possibilités offertes par cette prouesse techn(olog)ique qui interpellent. Imaginez-vous. Vous pouvez désormais, grâce à son mode interactif et à son zoom incroyable (oh dis donc, les cordes fixes sur la Dent du Géant), partir à l’assaut du massif du Mont Blanc explorer les sommets ou peaufiner votre prochain itinéraire, de votre canapé, à bout de clavier ! Et ainsi passer des heures à scruter le rocher et à observer le moindre détail sur l’écran... Avant d’imaginer ce que pourrait, à l’avenir, apporter la suite de l’aventure « In2White » : le nom des sommets ou des grandes voies d’alpinismes incrustées dans l’image qui apparaîtraient sur un simple clic de souris… 

Sûr que beaucoup passeront un bon bout de temps à se balader sur les parois couvertes par la photo, comme on le fut à l'époque du lancement de Google Earth. Reste, heureusement, quelques centaines d'autres parois à couvrir dans le massif et à aller, pour l'instant, visiter, crampons aux pieds...


Mai 2015 : Pneus neige obligatoire ?

La France est l'un des rares pays d'Europe où les pneus neige ne sont pas obligatoires dans les départements de montagne. Résultat des courses, des bouchons monstres les week-ends de grand départ dès que les conditions météo sont difficiles. Le député des Hautes-Alpes, Joël Giraud, a déposé une proposition de loi pour imposer les pneus neige dans les départements de montagne. Une commission d'enquête doit rendre son rapport en juillet prochain.


Mai 2015 : Le Zanskar évite le désastre après la rupture du barrage sur la Tsarap

Le lac d’environ 10 km de long s’était formé le 31 décembre dernier suite à un glissement de terrain qui avait bloqué la rivière. L’éboulement avait entraîné l’accumulation de plus de 30 millions de mètres cubes d’eau. Les autorités redoutaient alors une rupture soudaine du barrage qui entrainerait des crues éclairs dans son sillage. En réponse à cette apréhension, la Commission nationale de gestion des crises avait reconnu en février dernier, la situation comme « crise nationale » et avait mis en place l’équipe de la NDMA pour préparer un plan d’action et éviter ainsi la catastrophe. Des voix s’étaient élevées pour dénoncer l’inefficacité des autorités indiennes et leur action inadaptée (elles avaient créé un canal de 100m de long et de deux mètres de large pour évacuer l’eau). 


Le lac sur la rivière Tsarap, dans la région indienne du Zanskar (subdivision de Kargil) a soudainement cédé jeudi 7 mai, emportant sur son passage des écoles, des ponts et des fermes dans 40 villages en aval. Aucune victime n’est à signaler pour l’instant.


Vers 8h, l’eau a atteint le village de Phuktal et détruit l’école ainsi que le maison d’hôtes tenue par le monastère. Dans les villages de Yugar et Char, des champs et des ponts suspendus ont été endommagés. Dans les villages de Ichar, de Raru et de Pipcha, quatre de ces ponts ont également été balayés par les eaux.

Les populations de Padum, siège de la sous-préfecture du Zanskar, et de Chilling, ont été évacuées vers des zones plus sûres. Une équipe de la Direction nationale de gestion des catastrophes (NDMA) surveille la situation de près en survolant la zone.