Le Lapiaz

C'est un terme savoyard désignant un champ de pierres. Le Lapiaz de Platé est reconnu comme étant le plus grand d'Europe, il offre une vue magnifique sur le Mont Blanc. Il recouvre la majeure partie du plateau, lui donnant à juste titre de nom de "désert", accessible uniquement à pied.

Les glaciers ayant dans un premier temps mis la roche calcaire à nu, celle-ci fut ensuite attaquée par la neige, le gel et le ruissellement.

Les différentes actions de l'eau ont engendré une axtraordinaire richesse des formes données à la roche, de profondes fissures et rigoles, des cuvettes, des encoches, des méandres...

Le décor est surprenant, et très lunaire.

Dans les creux où s'est accumulé un peu d'humus, se développe une flore d'altitude originale et colorée dont quelques espèces rares et protégées. Une faune toute aussi variée évolue au milieu des lapiés : bouquetins,marmottes, hermines, lièvres et lagopèdes.

Le site de Platé couvre une vaste superficie de 1980 hectares, protégée en tant que site classé depuis 1998, en raison de son exceptionnel intérêt paysager.

Ce site longtemps habité par l'eau est aujourd'hui paradoxalement désertique; les eaux de pluie et les ruisseaux de la chaine des Fiz ayant tendance à se déverser versant nord du côté de Sixt et ses nombreuses cascades ou résurgences.

Les lapiaz peuvent représenter un danger par leurs aspérités coupantes et la profondeur du trou, surtout lorsqu'ils sont recouverts par la neige.

On peut aussi en voir en Chartreuse (Plateau de l'Aup du Seuil), dans le Vercors (massif très calcaire) et le Jura par exemple.


La diversité des milieux

Un milieu est un espace relativement restreint caractérisé par des températures, un ensoleillement, une pente, l'humidité, la présence de vent et de brise, la nature du sol, ce qui va donc permettre le développement d'espèces végétales adaptées comme les Mégaphorbiaies, les Landines ou encore l'Aulnaie qui se trouve généralement dans une pente raide.

Une faune adaptée à ces milieux plus ou moins hostile. Il y a une grande diversité. Une faune très liée à un milieu ou à un étage comme le tétra Lyre, le lagopède alpin, les batraciens ou à un territoire plus vaste comme de grands oiseaux : aigles, vautours, gypaete barbu ou les carnivores : lynx, loup, ours.

Ceci est attractif pour le tourisme vert développé dans les années 90 qui encourage les gens à mieux connaître la nature qui les entoure.

La montagne apporte à la fois la diversité et la spécificité de la faune et la flore en montagne. Cela peut aussi permettre la recherche scientifique pour des produits pharmaceutiques ou encore la chasse.


SHERPA - Trouble On Everest

Durée : 1h36

 

Sortie : début 2016

 

www.sherpafilm.com

Alors que leur rôle était presque passé sous le silence dans l'Everest de Baltasar Kormakur, les Sherpas tiennent désormais leur revanche avec le documentaire de Jennifer Peedom : Sherpa - Trouble On Everest. Diffusé en France sur Discovery Channel, le film est une exploration des rapports sociaux qui traversent les ascensions du toit du monde. Ici, les Sherpas ne sont pas présentés comme un peuple exotique aux traditions mystérieuses, ni comme des héros mystiques bravant l'impossible, mais comme les chevilles ouvrières d'une industrie : le tourisme, qui brasse des millions mais broie aussi des vies. Car si les alpinistes grimpent pour l'exploit sportif, les Sherpas, eux, "endurent la douleur par ce qu'ils ont besoin d'argent". Désireux de comprendre les enjeux d'une bagarre qui survient en avril 2013 au camp 2 entre alpinistes et Sherpas, le documentaire examine les rapports entre cette classe ouvrière de l'altitude et les clients, conditionnés par les impératifs commerciaux des agences. Il s'intéresse aussi aux formes de mobilisation que les Sherpas déploient quand il s'agit de défendre leurs intérêts. L'avalanche du 18 avril 2014, qui survint en plein tournage et tua 16 Sherpas, a inopinément enrichi cette étude. Dès le lendemain, révoltés contre les aides dérisoires accordées par l'État aux familles endeuillées, et par respect pour les compagnons morts au travail, les Sherpas décident en effet d'annuler l'intégralité de la saison. Avec discrétion et tact, le film suit au plus près les conséquences humaines et sociales de la catastrophe.